Souvent je veux réinvestir des figures que je connais, et ça dépasse un peu les gens autour de moi.
« Pourquoi tu veux reprendre ce personnage qui a déjà été fait ? »
Parce que je l’aime.
Par exemple, j’ai adoré ce que Gosselin a fait de Pepe le flic dans Maldoror. Alors j’ai envie de le mettre partout. C’est ma toquade du moment.
De même, il n’y a pas si longtemps, avec l’agent Dale Cooper.
Je ne crois pas que le copier-coller soit dégradant ou la preuve d’un manque d’imaginaire ; je crois que copier est une manière de se réapproprier quelque chose, si tant est qu’on fasse l’effort de tenir nos modulations, nos inclinaisons – les forces, en somme, de notre propre sensibilité.
C’est-à-dire que la question de l’originalité en art n’a aucun sens. La question n’a jamais été d’inaugurer quoi que ce soit d’inédit. La question est bien davantage : qu’est-ce que je fabrique de toutes ces ordures que je traîne ?
Comment j’agence ce qui me tient lieu d’âne sensible ?
Aussi, un truc marrant que j’ai remarqué, c’est que dans tous mes textes publiés, il y a une réf à Pinocchio. Pas n’importe quel Pinocchio, mais au film de 1996 que quasiment personne n’a vu, et dont tout le monde se fout. Ce film, c’est mon sacerdoce, ma croisade, mon épopée magique à moi.
« Nous sommes tous très intenses.
Nous sommes tous très jeunes.
Si nous nous sommes rencontrés c’est parce que nous avons tous cette charge de désespoir : une envie constante de mourir, mais aussi une constante pulsion de vie et comment vivre au bord, en expérimentant au maximum l’amour, le désamour, tout au maximum.
La vie c’est être au bord.
C’est être toujours entre les envies constantes de vivre et les envies constantes de mourir.
Et c’est par la poésie que nous continuons à avancer. Nous sommes toujours en vie
D’une manière ou d’une autre il faut appeler les îles de cristal.
Nous pouvons paraître très sombres.
Nous sommes sombres.
Des infra-soleils.
Ils disent que nous sommes de pauvres losers merdiques, déprimants et suicidaires.
Cela peut nous arriver, mais nous pouvons aussi faire ce saut quantique et irradier de lumière et la partager et nous aimer comme nous nous sommes aimés jusqu’à aujourd’hui. » Mara Larrosa
Je crois que je suis en train d’écrire un roman (une espèce de) parce qu’il n’y a que le roman pour embrasser toute la merde qui s’agite.
Si vous avez déjà lu Bolaño vous comprendrez de quoi je veux parler.
Sinon, je vous souhaite bon courage.
I can’t tell if I’m heaven
Je pense que toutes les perches vers l'avenir sont des fausses perches qu'on me tend. Ce sont des perches diluées. Du sucre. Histoire que je tienne encore un peu ; mais la vérité c'est que je n'en peux plus de tenir.
Le ratio coût / bénéfice n'a jamais été bon. Je n'ai pas su équilibrer mes balances.
Je n'ai jamais été un joyeux drille.
Rien qu'un triste seigneur.
Je suis content.e de ce que j’arrive à faire dans l’écriture en ce moment ; ce qui m’empêchait se débloque (mille barrières inutiles). Doucement. J’arrive. Je reviens. Je monte mon cheval et je profite des nuages gris.
La chaleur rend fou et épuise.
Je peux m’enfermer tellement loin dans ma tête que je finis par penser qu’aucune relation ne vaut la peine.
« Rien ne dure et rien ne nous appartient. »
Je pourrais disparaître dans ma solitude, et personne ne le remarquerait. Je crois.
et l’angoisse revient pour me serrer plus fort la gorge
c’est comme ça
je ne suis jamais chill et détendu.e bien longtemps
En fait, je crois que c'est ça. Ce que j'ai ressenti devant Maldoror, c'est ce que j'ai ressenti dix ans plus tôt devant 2666. Pas à l'identique, évidemment ; mais on s'approche. C'est cet enthousiasme, cette excitation, le corps qui se tend, qui vibre, la musique, le texte, l'envie, l'amour, l'écriture, l'envie, le sourire énorme, l'écriture, la littérature.
La littérature, putain.
En fait, si les gens autour de vous ne vous permettent pas de retrouver de l’espoir, c’est que vous n’êtes pas entouré des bonnes personnes.
Mais ces bonnes personnes existent.
Et quand vous les rencontrez, vous savez.
" - On essaie de se voir cet été ?
- On se voit cet été."
On va tellement dans le mur que je sais pas comment faire pour ne pas avoir envie de me flinguer et garder la foi.
Finalement les morts ne les font pas plier, finalement iels nous laisseront boire des verres de pétrole et crever de chaud, tant que ça leur rapporte de l’argent.
Il n’y a rien à tirer de ces gens. Il n’y a jamais rien eu à attendre d’elles et eux.
L’enjeu est assez simple (il l’est depuis le départ) : c’est notre mort collective ou la leur.
L’alternative pacifiste s’éloigne ; parce qu’il n’y a que par la violence qu’on parviendra peut-être à s’arracher de leur système moribond. Encore faudrait-il que la force de frappe collective soit de notre côté, encore faudrait-il que le fameux « débat public » ne sert pas juste à rabattre les cartes sur une question stérile « clim ou pas clim » ; parce que le problème n’est pas là, bande d’abruti.es ; le problème est que les températures vont continuer d’augmenter, et que toutes les climatisations du monde ne suffiront pas à notre survie si tous les écosystèmes meurent à côté.
Si vous voulez mon avis (vous ne le voulez pas, mais je vous le donne quand même) **** ******* ne mérite rien d’autre qu’un giga coup de pelle dans la gueule, et de rester, comme ça, à l’agonie, allongé sur le bitume bouillant de 12h à 22h.
Peut-être qu’à la fin, s’il peut encore parler, il conviendra qu’il n’y a aucune égalité face aux conditions météorologiques extrêmes dans ce pays.
Ensuite, on ira pendre son corps brûlé et desséché sur un toit, et ce sera la fin de l’histoire.
J’avais réussi à rester un peu optimiste cette année quant au futur (je sais pas trop pourquoi d’ailleurs), là je vois tous mes espoirs s’effondrer ; ils me disent bye bye d’un geste furtif de la main, et partent en moto se diluer dans un horizon qui n’existe pas.
Je sais pas comment je me débrouille pour toujours foutre en l’air mon fichier css.
(Ah, après bidouillage j'ai réussi à rectifier)
est-ce que vous avez vraiment envie d’être vivant là ?
je veux faire quelque chose de recto / verso
une face A et une face B, comme une cassette audio
avec des images
à plein de moment, je perds complètement, mais complètement l’envie d’écrire, et à d’autres je me rappelle que c’est l’unique chose qui m’ancre encore parmi vous
si je lâche ça, je vous abandonne aussi
je décroche ma main
de la paroi de la falaise
nous n’écrivons pas de façon libre, parce que le capitalisme nous gangrène et que nous sommes effrayé.es de nos propres mouvements
en fait je pourrais très bien dire « à l’année prochaine » à tout le monde, et ne jamais revenir
je pourrais très bien vous annoncer : je suis mort.e
ce qui serait mentir, mais pas totalement
ce serait juste une nouvelle façon de me soustraire à ce que vous attendez de moi
youtube et compagnie
je suis au bout de ma vie là je crois
je croise les doigts pour qu’il y ait encore des joies qui m’attendent
(ptdr mon index vient de craquer)
j’ai du sang dans le nez
je sais pas si vous vous rendez compte
c’est trop grave
à quel point Dieu me brise
vous êtes encore là ?
Salut
je vais écrire une série de poèmes vous êtes pas prêt.es
l’état de tristesse, vraiment, l’état de tristesse, je vous jure
ce soir il faisait bon et en rentrant du travail j’ai pensé
que je pourrais me foutre en l’air en bagnole, que ça mettrait un terme à tous mes doutes toutes mes angoisses, j’ai pensé tant pis pour ***** et le reste, j’ai pensé que quelque part, ça me soulagerait
j’ai pensé : je n’aurais plus à me battre contre mon propre cœur
L’authenticité est une vertu fasciste
à partir du moment où vous aurez compris ça, vous cesserez de vouloir à tout prix trouver votre « true self »
mon vrai moi je l’ai découpé à la hache et j’ai avalé les morceaux un à un
nous sommes trop dans la théorie, et pas assez dans la confiance
il n’y a que les vieux qui emploient le mot « smartphone »
mon seul vrai projet de l’été c’est de pas finir en dépression comme d’hab
mdr
parfois je pense : j’ai trop d’images dans la tête pour aimer pleinement les gens pour de vrai
je cherche toujours plus intense
je cherche toujours plus fort
je cherche toujours le point où ma sensation m’exécuterait
C’est marrant comme le capitalisme absorbe à lui absolument toutes les formes de marge et ne nous laisse plus que des espaces pour étouffer.
Mon moral est complètement démoli. J’aimerais bien le formuler autrement. J’aimerais bien dire que j’encaisse bien. J’aimerais continuer de me tenir la tête droite et de vous sourire ; mais je me traîne, juste, je retiens mes larmes et ma colère, je retiens le vide qui n’arrête pas d’avancer
Depuis qu’elle est partie je crois que je suis triste tous les jours que je vais au travail.
Ce ne sont pas forcément des choses auxquelles on pense quand on commence un travail, mais quand elles ne sont plus là on se rend compte que c’étaient les choses les plus importantes et qu’on avait de la motivation grâce à elles.
Maintenant je vois bien que je n’ai plus vraiment de motivation.
Relevés, Quentin Leclerc
Ce que je n’avais jamais réalisé à ce point, c’est ma chance pendant plus de six ans d’avoir passé trois jours par semaine avec Lucie, avec qui on pouvait parler et faire des projets et vivre ensemble le travail avec l’impression qu’il y avait un espace pour nous à remplir à peu près comme on l’entendait. Je pense que rapidement je ne venais plus pour être à la Maison de la Poésie mais pour être avec Lucie. Les deux derniers jours de la semaine où elle ne travaillait pas avec moi étaient d’ailleurs toujours les plus longs.
Je marchais dans la rue en pensant à tout ce que je viens d’écrire et j’écoutais Passive Agressive de Placebo et je me suis mis à pleurer parce que je me suis rendu compte que Lucie me manquait vraiment et que je n’en pouvais plus de travailler seul. Je me disais : t’es ridicule à pleurer comme ça dans la rue, mais je n’arrivais pas à m’en empêcher.
Quand je pense à un nouveau travail à faire, je pense toujours à la fonction à occuper, alors que mon rêve c’est de passer du temps avec d’autres personnes et d’imaginer un monde ensemble. A partir de là je suis prêt à tout donner.
Depuis que je suis petit j’ai toujours fait mes projets avec les autres, avec Astrid, avec Antoine, avec Guillaume, avec Michel, avec Benoit et Aurélien, avec Fabien, avec Lucie, avec Aurélie, Anti, Mimi et Louise. Tout le monde me prend pour un enfant solitaire mais je suis seul à défaut : je cherche les autres. C’est pour cette raison que je suis aussi triste et mal quand les projets s’achèvent.
C’est pour cette raison que je craque quand j’ai l’impression que tout le monde s’éloigne de moi.
Relevés, Quentin Leclerc
Now it's all debris
Picking up the pieces
Just another morning
Same old routine
On croit qu’on fait un livre, mais le livre qu’on fait, c’est juste soi qu’on démantèle.
Depuis vendredi je dors entre 4 et 6 heures par nuit. Rép à ça le sommeil.
Parfois c’est ressortir vivant.e de la noyade qui la rend tragique.
« Le rire qu’elle rit, c’est la bouche noire qui s’ouvre. »
Parfois je crois que je ne m’en sortirai jamais, car cette bouche noire se réouvre toujours. A n’importe quel moment. Même quand je crois que je suis bien. Elle est là, tapis derrière mon sourire et elle attend simplement l’opportunité d’apparaître. Elle attend le meilleur moment pour me crever le visage, elle attend de m’engloutir dans la pièce la plus sombre du monde, elle attend de dégueuler derrière toutes mes paroles, elle attend, et lorsqu’elle est là, il est juste impossible de lui échapper.
J’ai un livre à écrire. Mais en fait, j’ai 35 000 livres à écrire, parce que la littérature m’habite de façon vorace et inadmissible. Je crois que je m’en dégage, je crois que je la hais, mais j’y retourne toujours, même en soupirant, même en ayant juste envie de brûler tous les livres qui sortent, tous les livres que je vois, que je parcours du regard, des milliards de pages dans l’incendie, mais quand même, quand même, je m’y remets. Je m’acharne. J’ai ce truc qui m’attrape et qui m’oblige. Cette pente amère, cette glissade sans prise, c’est ça et c’est encore complètement autre chose. C’est une sauvagerie de plus, mais c’est aussi une forme donnée à l’immensité de ma colère.
La vérité c’est que j’ai l’impression que mes perspectives ont été dévorées. Il n’y a plus rien quand je regarde devant moi.
Vide. Rectangle. Noir. Un truc de ce style.
Il faudrait toujours trouver de la douceur dans le monde, mais parfois cette douceur vous est tout bonnement retirée. On ne vous demande pas votre avis, et on vous la prend.
Comment voulez-vous ne pas développer une forme de rage gigantesque ?
J’ai fait une liste de jeux ps4 auxquels j’ai envie de jouer (au cas où je terminerai Red dead trop vite cet été). Certains jeux se revendent à des prix hallucinants sur le marché de l’occasion.
Je sais pas ce qui vous prend de revendre des jeux à plus de 50 balles ? Le capitalisme vous a tant fumé la tête que ça ?
Quelles personnalités politiques inviteriez-vous à une murder party ?
T’as cru tu faisais un jus de citron ou quoi ?
on a le giga seum
on voudrait être boosté mais on a juste la rage
on a le démon sur les lèvres
on n'a plus envie d’être des gens bien
en fait le problème, c’est que j’ai l’impression que c’est le moi adulte qu’on a blessé, mais aussi le moi enfant
et que le moi enfant est inconsolable
I'm looking for a place to start and everything feels so different now
il n’y a plus rien qui s’aligne et tout qui s’étrangle
il y a une voiture qui brûle
sauf que cette voiture, c’est mon cœur
au lieu d’aller dans la self destruction, je vais écouter ma psy et créer des trucs
c’est ma façon à moi de progresser
quand même, j’ai la sensation d’avoir perdu toute mon énergie vitale
comme si chialer trois quarts d’heure avait non seulement salopé mon aura, mais également aspiré la vitalité de mon énergie
il n’y a plus rien
dans ma tête
plus rien dans mon cœur non plus, mais ça, c’est comme d’hab
(et peut-être que quand je dis qu’il n’y a plus rien, c’est juste parce qu’il y a trop)
tout semble trop gros pour exister
là je dissocie complètement je crois
parfois mon aura devient totalement transparente et je disparais de vos paysages
je suis dans une pièce, mais personne ne me voit
Tous les espaces de création sont en train d'être sciemment flingués. Sous des prétextes fallacieux, on impose aux théâtre des saisons blanches ou on annule tout simplement l'entièreté d'une année de programmation. C'est le cas, par exemple, pour le théâtre de Vanves, et le théâtre du Channel, à Calais.
Pendant ce temps, notre président préféré fanfaronne et choisit d'investir 75 milliards dans l'IA. 75 milliards. (Répétez ça plusieurs fois dans votre tête pour bien l'ingérer.)
Évidemment que l'État ne veut pas créer d'emplois, que la question écologique l'indiffère au plus haut point, que l'exception culturelle française est une momie qu'on ressuscite de temps à autre, comme pour la blague. Le seul but est d'arranger les patrons, de garantir la croissance de leurs capitaux, d’accroître toujours plus les richesses indécentes qu'ils possèdent.
L'IA est, depuis le départ, une entreprise de destruction ; mais la bulle spéculative est si bien enclenchée qu'on continue de souffler dedans (en priant pour qu'elle n'implose pas demain).
On impose son usage, on impose son développement, on l'intègre à tout ce qu'on peut ; pour le reste, on sort la hache et on charcute à gros coups dans les subventions publiques, et puisque la chute est encore trop lente aux yeux des lobbys gouvernementaux, alors on déclare des faillites au doigt mouillé. On éconduit les travailleur•euses du spectacle et on leur souhaite bonnes vacances.
Le mur n'arrive plus, puisqu'il est là, que nos éclats de crâne sont déjà figés dedans.
Qu'est-ce qu'il va falloir trouver encore comme ressources insoupçonnées, comme stratagème improbable pour nous tirer de là sans y laisser tout notre sang ?
Nous n'avons plus goût pour la tristesse des épilogues.
en ce moment, je me sens vide et je ne sais pas quoi écrire
j’ai l’impression que j’ai plus rien dans le corps et dans la tête
j’écoute Kevin Morby à fond la caisse
des nouvelles de mon triomphe dans 3,2,1… !
De plus en plus, j'ai envie de fabriquer des choses simples, et de ne pas les vendre. Sortir de cette idée que ce qu'on aime doit être rentabiliser et nous rapporter de l'argent. Sortir de cette idée qu'il faudrait « vivre de ce qu'on aime » pour être heureux.se. On ne peut pas vivre de ce qu'on aime en étant heureux.se dans un système capitaliste, puisque celui-ci nous tirera toujours très loin de ce qu'on aime, il finira par nous obliger, par tous les moyens qu'il a insidieusement mis en place, il nous rendra forcément productif.ve, aigre, malléable aux aléas du marché, tributaire zinzin de l'offre et de la demande — il nous ramènera toujours de force à ses lois.
Alors plutôt que de croire qu'on peut encore subvertir le système du dedans, il faut passer à côté du système, rester à la marge et ne pas faire de cette marge un nouveau business, siffler, ralentir sa respiration, désapprendre, méconnaître, partir vivre dans une forêt.
j'accepte parfois que les choses soient laides, mais il ne faut pas pousser l'abus trop loin
En ce moment, je lis Duras. La maladie de la mort est un texte magnifique.
J'ai relu l'Homme atlantique qui est aussi un texte magnifique. En fait, ce sont deux textes qui me donnent envie de pleurer pour des raisons similaires et différentes. Ce sont deux textes qui me déchirent, me noient et me soulèvent. Ce sont deux textes qui enrobent ma souffrance dans un voile de clarté.
« Il y a en vous des sanglots dont vous ne savez pas le pourquoi. »
les années passent mais je ne perds rien de mon tempérament mélancolique
j'espère que l'année prochaine, je serai un peu moins ravagé.e dans ma tête, j'espère que je serai quelqu'un de mieux, de moins sombre, de moins à la ramasse, quelqu'un de présent, quelqu'un qui est capable d'écouter et de répondre juste, quelqu'un qui ne se descend pas chaque jour à coup de briques
je pense que la poésie doit simplement arrêter d'être une telle posture et redevenir quelque chose de beaucoup plus vécu
qu'est-ce que j'entends exactement par là ?
j'entends par là : démerdez vous avec la cruauté de vos sensations
notre époque ne tient à rien
parfois j'essaie de faire un pas vers vous, mais c'est comme si vous ne compreniez jamais vraiment ce que j'essaie de faire
établir un lien qui ne soit pas une punition